madame_dulac Grand Pan d'Hüll


Age : 48 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 2401 Localisation : Lyon
| Sujet: Le jeu de l'Oie Mer 24 Jan - 15:48 | |
| On dit que le jeu de l'oie fut inventé par Palamède. Si vous faites une recherche sur ce personnage, vous verez qu'il en existe plusieurs, tous aussi interessants au niveau de la symbolique (Palamède dont le nom signifie ancienne sagesse):
- Palamède, l'inventeur, était un des princes grecs qui prirent part à la guerre de Troie. Il fut aussi disciple de Chiron. Il inventa aussi le jeu d'échec, pour contenir l'impatiente de ses soldats et, en même temps, pour leur apprendre l'art de la guerre.
Il alla au siège de Troie et déjoua la ruse d’Ulysse, qui feignait la folie pour ne pas s’y rendre : celui-ci, pour se venger, l’accusa faussement d’intelligences avec les Troyens, et le fit condamner à mort et lapider.
On dit aussi qu'il inventa les poids, les mesures et le jeu de dés, et ajouta à l'alphabet grec les 4 lettres kappa, phi, thêta et chî. (certains disent qu'il inventa 11 des consonnes de l'alphabet)
- Parmi les nombreux personnages du Tristan en prose (roman de chevalerie médiéval retraçant les épisodes de la Table ronde) se trouve un chevalier échiqueté, Palamède, rival malheureux de Tristan, qui aime Yseut mais n’en est pas aimé. Sarrasin, fils du sultan de Babylone, Palamède s’est converti au christianisme avant de rejoindre la cour du roi Arthur. Instructeur de ses compagnons d’armes avec le jeu d’échecs qu’il a rapporté d’Orient, Palamède est un vaillant chevalier qui se couvre de gloire et finit par être reçu dans l’ordre de la Table ronde. Afin de mettre en valeur le mérite d'avoir livré "le plus noble des jeux", l'héraldique littéraire lui a donné pour armoiries un écu en forme d'échiquier, échiqueté de sable et d'argent. (Tiens, voilà le beaucéant qui arrive...)
| Citation: | Voilà donc le plus simple des jeux, qui ne demande ni réflexion ni calcul, érigé en symbole par un mouvement philosophique. La grande longévité du jeu de l'oie, son universalité, viennent peut-être de cette conjonction rare entre simplicité et mystère. Aujourd'hui encore, qui n'a pas, dans un coin caché de sa mémoire, le souvenir de ses premières parties de jeu de l'oie ? Les plus anciens, entre un Meccano no 2 et un album de Bibi Fricotin, les plus jeunes avec la première Barbie et une boîte de Play Mobil. Une mémoire qui charrie tant d'émotions fortes, intimement liées à la petite enfance. Fermez les yeux, pensez au jeu de l'oie. N'est-ce pas, d'abord, une sourde crainte qui s'impose ? Celle, par exemple, de tomber dans le puits et d'attendre qu'un autre joueur vienne vous délivrer. Ou celle de rencontrer la mort et "sans ricaner ni gémir ni maugréer" retourner au départ. Attention à l'auberge, où le joueur "paiera et dormira d'un sommeil de plomb pendant que les autres joueront deux fois". L'expression "je ne suis pas sorti de l'auberge" pourrait venir de là. Quant au labyrinthe, la défense du divin contre celui qui cherche à l'approcher, il raconte toujours une quadruple histoire : un voyage, une épreuve, une initiation et une résurrection ? Au commencement, donc, était le jeu de l'oie. Dans la mythologie égyptienne, n'est-ce-pas une oie qui a pondu l'oeuf du monde ? Dans Amours et fureurs de la Lointaine (Stock, 1995), Christine Desroches-Noblecourt évoque le jeu égyptien du serpent, qui présente d'étranges similitudes avec le jeu de l'oie. Pour Henry-René D'Allemagne, qui lui a consacré un livre-culte (Le Noble Jeu de l'oie en France de 1640 à 1950, Paris, GrŸnd, 1950), le jeu aurait été inventé par les généraux grecs pour tuer le temps lors du siège de Troie. Pour d'autres, il aurait été réintroduit en France par les templiers. Encore une odeur de soufre : les dés, qui avaient servi aux soldats romains à jouer la tunique de Jésus, étaient interdits dans les lieux sacrés. En fait, les plus anciens jeux de l'oie retrouvés, en Italie notamment, datent du début du XVIè siècle. Ils se développeront ensuite très vite. En France notamment, sous le vocable de Nouveau jeu de l'oie, inventé par les Grecs, renouvelé et corrigé de nos jours. On peut y voir une allusion à l'hypothèse du siège de Troie, ou une habile publicité en des temps où l'hellénisme était particulièrement à la mode. Titre détourné en 1860 dans un Nouveau jeu de l'oie non étrangère à la graisse, qui met en scène Polichinelle et Gilles en train de se disputer sur la meilleure manière d'accommoder une oie.
Pourquoi l'oie ? La question divise toujours les spécialistes, qui attribuent à l'oiseau un nombre incalculable de qualités : féminité, sagesse, intuition. Sans oublier la très prosaïque gastronomie. Dans beaucoup de jeux, on peut voir, après la case 63, un dessin montrant les heureux gagnants se délecter d'une oie apparemment succulente. Autre piste : oie viendrait tout simplement d'ouïr, et la spirale du jeu évoquerait le lobe de l'oreille. Ayant constaté que les cases du jeu reprenaient la structure de l'Octave - "la loi universelle", selon Gurdjieff : sept notes de musique, sept couleurs - et qu'en langue d'oc, oie se disait octa, certains ont tout simple-ment fait du jeu de l'oie le jeu de l'octave. |
| Citation: | Nous voici de retour sur l’un des jeux pour enfants comme pour adultes, et qui est l’un des plus cabbalistique dans l’essence même de son nom, comme nous avons déjà eu l’occasion de l’aborder.
Cette foi, pour le désigner, j’utilise une orthographe ancienne mais pas moins révélatrice : l’Oye. Ce mot était utilisé pour : les contes de ma mère l’Oye, et nous devons ici nous rappeler de cette ancienne expression qui était utilisée sur les place des villages, pour attirer l’attention des habitants sur une annonce officielle de quelque importance : Oyez, Oyez ! bonnes gens !
Expression toujours utilisée dans les cours de justice américaine ; il est probable que les Cabbalistes Hermétiques qui sont à l’origine de ce jeu, ont su habilement jouer sur tous les sens de ce mot pour nous indiquer la route à suivre. En vieux français Oye est la première personne de l’indicatif présent du verbe ouïr, dont la signification est : Entendre ! Difficile de ne pas faire le rapprochement entre entendre et entendement, ainsi qu’entre entendement et Connaissance. Ce jeu de la Mère l’Oie serait donc celui de la Connaissance pour peu qu’on lui prête l’attention voulue, tout un programme qu’il convenait de retrouver dans notre Jeu de la Cabbale...
Quand je parle de Cabbalistes Hermétiques, je le fais à dessein car ce : jeu de la Mère l’Oie, si certains le font historiquement remonter à la fin du XVIIe siècle, venant de Venise ou François de Médicis l’aurait offert à Philippe II d’Espagne, Mme Christiane Desroches Noblecourt n’hésite pas à faire remonter l’origine de ce jeu à la première dynastie de l’Egypte ancienne où ce jeu était matérialisé sous la forme d’un Serpent enroulé sur lui-même en spirale, (le symbole du serpent étant ici l’un des plus puissant qui soit), ce jeu dont on peut voir des exemplaires au musée du Louvre s’appelait : Méhèn.
Nous comprenons mieux la raison cabbalistique de l’utilisation du nom de l’Oie, en sachant que dans la cosmogonie égyptienne d’Héliopolis, comme je l’ai précédemment évoqué, le dieu de la terre était appelé Geb ou le Grand Caqueteur, sa figure hiéroglyphique était une oie et une jambe, ce qui pouvait se traduire, selon la cabbale du langage des oiseaux qu’est le rébus par : la patte d’oie. La légende égyptienne fait sortir Ré, le créateur du monde, d’un oeuf qu’une oie céleste vint déposer sur l’île du lac sacré d’Hermopolis (ville consacrée au dieu Thoth) après avoir briser le silence de l’univers par son caquetage... |
http://www.cabbale.org/Le-jeu-de-la-Mere-L-Oie.html
http://www.noosfere.com/heberg/kloetzer/j_cygne/j_nedelec.html
http://www.doullens.org/Luc-Decroix/jeuxpicards/jeudeloie.html
http://www.noosfere.com/heberg/kloetzer/j_cygne/j_nedelec.html _________________ Il y en a qui sont faits pour commander et d'autres pour obéir. Moi je suis fait pour les deux : ce midi, j'ai obéi à mes instincts en commandant un deuxième pastis. (Dac) |
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le pèlerin Pendule d'argent


Age : 53 Inscrit le : 17 Déc 2007 Messages : 148 Localisation : Aquitaine
| Sujet: Re: Le jeu de l'Oie Mer 19 Déc - 21:22 | |
| une petite réflexion en passant .... j'ai lu quelque part que le jeu de l'oie était jeu de l'ouïe et que son complément était le tarot, un jeu sourd car aucune oreille "humaine" n'apparaît sur les lames. Ce rapprochement m'a interpellé mais je ne saurais pas dire pourquoi !
En espagne le jeu de l'oie est associé au chemin de compostelle et aux templiers, ce serait la symbolisation d'un pèlerinage avec ses dangers et ses lieux de repos représentés par les oies. Il est vrai que l'on retrouve celles ci tout au long du trajet, depuis les vieux bâtisseurs pyrénéens qui portaient la patte d'oie cousue sur leur manteau jusqu'aux montes de oca et autres Villafranca de Oca qui précèdent l'arrivée à Burgos. |
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madame_dulac Grand Pan d'Hüll


Age : 48 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 2401 Localisation : Lyon
| Sujet: Re: Le jeu de l'Oie Mer 19 Déc - 21:34 | |
| Oui, il faut suivre l'oie... oca, oya, jaca, et sa patte ! On suit la reine Pédauque. Interessant, pélerin, ta comparaison avec le tarot ! _________________ Il y en a qui sont faits pour commander et d'autres pour obéir. Moi je suis fait pour les deux : ce midi, j'ai obéi à mes instincts en commandant un deuxième pastis. (Dac) |
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