madame_dulac Grand Pan d'Hüll


Age : 47 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 2197 Localisation : Lyon
| Sujet: Les mystères de la messe : l'autel Lun 14 Jan - 13:01 | |
| L'autel est probablement l'objet liturgique qui relie le mieux la liturgie catholique aux liturgies anciennes. Dès la plus haute antiquité, les hommes ont célébré des sacrifices sur une pierre plate, située sur les noeuds telluriques, dans des forêts ou sur des collines. Le choix d'un lieu élevé se retrouve dans le "introibo ad altare Dei", (je monterai vers l'autel de Dieu) et est concretisé par des marches qu'il faut gravir pour acceder à la pierre sacrée. Ces marches sont généralement au nombre de trois (parfois 5) et rappellent la maitrise des trois étapes (ou des 5 plans) à franchir.
La pierre de l'autel est toujours monobloc et rectangulaire. C'est le carré long cher aux constructeurs de cathédrales. Cependant, l'autel ne peut être considéré comme tel que s'il contient les reliques de saints placés dans une cavité centrale fermée par une pierre carrée et marquée de 5 croix. (4 points cardinaux et le soleil central) L'autel donc est dans son ensemble le symbole de la terre entière, vivifiée par le dieu solaire. Tout ceci n'est que la continuation directe du culte égyptien du dieu solaire Râ. Ne pas oublier que Moïse était prêtre d'Héliopolis. Et aux environs de l'ère du bélier, il fallait sacrifier le taureau, de même que pendant l'ère actuelle du poisson, il faut sacrifier le bélier, ou agneau. Ceci doit se faire de bon matin, car on ne saurait rendre un culte à Râ que face à lui, c'est à dire face à l'est et à son lever, pour honorer son retour. Transposant dans l'ère des poissons, le prêtre va donc immoler l'agneau (belier) sur l'autel puis partager cet agneau avec la foule. Le geste est le même.
L'autel est recouvert de trois nappes dont deux sont de la dimension de la pierre, la troisième débordant de chaque côté. C'est donc sur cette triple nappe (enceinte ?)que se trouve posé le ciboire quand on l'extrait du tabernacle. Ce mot vient du latin ciborium=coupe ayant forme d'une gousse de fève en Egypte. Et l'on se souvient de la règle très stricte de Pythagore au sujet de l'ingestion des fèves...
Le tabernacle, du latin tabernaculum=tente, est une réplique de l'arche, en latin arca=coffre. Il est caché par un voile rappelant cette tente.
Lorsque le prêtre vient de dire la messe, il porte le calice. La coupe du calice doit être en or, en argent ou en vermeil. Le calice est recouvert d'un voile tant que l'opération alchimique de la transubstantation n'est pas entreprise. Sur le voile se place la bourse qui contient le corporal, linge béni qui est étendu sur l'autel. Le prêtre pose alors le calice sur le corporal, lequel représente le suaire du Christ. Sur le calice se trouve la patène. Entre les deux est plié le purificatoire dont se servira le prêtre pour essuyer le calice après le sacrifice. La patène est destinée à recevoir l'hostie solaire. Elle même a la forme ronde du disque solaire. La patène et le calice forment ensemble le Yang et le Yin. Le tout est surmonté du palle, du latin palla=manteau, carton recouvert de toile blanche, servant à couvrir le tout pendant l'office.
Ces objets servant au rituel rappellent les objets semblables utilisés des millénaires durant pour adorer le même dieu, entreprendre la même oeuvre, enseigner la même connaissance. Merveille de la transmition des secrets initiatiques, de la continuité de l'accomplissement qui permet à l'homme de se surpasser, puis d'enseigner les mystères à ses frères... _________________ Il y en a qui sont faits pour commander et d'autres pour obéir. Moi je suis fait pour les deux : ce midi, j'ai obéi à mes instincts en commandant un deuxième pastis. (Dac) |
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